Que se passe-t-il lorsque l'on modifie l'aliment de base de tous les êtres humains ?
Qu’ont en commun la médecine traditionnelle chinoise, l’Ayurveda, l’Unani, toutes les traditions non citées et la médecine moderne ?
L’être humain.
Chaque médecine constitue en soi un système d’observation clos pour maintenir préventivement ou restaurer l’intégrité humaine. Sur ce point, l’accord est total. Les argumentations et les termes utilisés dans les modèles explicatifs sont aussi variés que les cultures qui les ont engendrés, mais le but est toujours le même : l’individu doit se sentir mieux ou ne pas tomber malade du tout.
Les discussions sur la “bonne” médecine sont aussi utiles que les discussions sur la meilleure langue. Elles sont différentes, se complètent et décrivent toutes la même chose.
Pour illustrer cela avec l’exemple du germe. #
Du point de vue de la médecine traditionnelle chinoise, enracinée dans le taoïsme, le germe est l’activation du Jing, l’essence physique et ordonnatrice. Sans Jing, pas de vie. Trop peu de Jing signifie la maladie, et en dernier ressort, la mort.
Du point de vue de l’Ayurveda, enraciné dans les Védas, le germe incarne l’éveil du Prana, l’énergie vitale fondamentale. Sans Prana, pas de vie. Trop peu de Prana signifie la maladie, et en dernier ressort, la mort.
Du point de vue de la médecine Unani (Pneuma), enracinée dans la Grèce antique, connue en arabe sous le nom de Ruh et en hébreu sous celui de Rûaḥ, le germe est le souffle de vie qui s’installe. Sans ce souffle, pas de vie. Trop peu de ce souffle signifie la maladie, et en dernier ressort, la mort.
Du point de vue de la médecine moderne et de la biochimie, dont les racines remontent au début du XXe siècle, le germe se compose d’une profusion de substances essentielles (telles que les enzymes, les protéines et les micronutriments) qui constituent les briques du corps et dirigent ses fonctions. Sans ces substances, pas de vie. Trop peu de ces substances signifie la maladie, et en dernier ressort, la mort.
Toutes ces visions décrivent un potentiel encore en sommeil.
Dans toutes ces disciplines, la mort est une donnée naturelle ; la question est de savoir comment l’on vit jusque-là.
Le grain, la légumineuse, la noix, la graine, en résumé, la semence est une forteresse de la vie qui n’est pas encore accessible au corps.
Le Jing est scellé, le Prana dort, le Ruh est caché et les nutriments modernes sont bloqués par des inhibiteurs enzymatiques (comme l’acide phytique).
À l’état de repos, la semence est difficilement accessible pour l’Agni humain de l’Ayurveda, la Rate de la MTC, l’Hararat-e-Gharizi de l’Unani ou le métabolisme de la médecine moderne.
Ce n’est que par l’activation, le contact avec l’eau, la chaleur et l’oxygène, que la forteresse s’ouvre et libère la force vitale active.
Il s’opère une alchimie qui transforme fondamentalement la nature et l’effet de la semence.
Du point de vue de la MTC, l’activation du grain transforme le Jing scellé en Qi circulant. C’est cette énergie vitale qui anime les méridiens et nourrit enfin l’esprit (Shen).
Du point de vue de l’Ayurveda, l’activation du grain permet de surmonter l’inertie (Tamas) liée à la matière et transforme le potentiel scellé en Prana circulant. Cette énergie vitale attise le feu digestif (Agni), nourrit les tissus (Dhatus) et renforce enfin l’Ojas – l’essence la plus fine de l’immunité et de la félicité spirituelle.
Du point de vue de l’Unani, l’activation du grain transforme la rigidité froide et sèche de la semence et libère le souffle de vie (Ruh) auparavant caché. Cette force qui s’éveille nourrit la chaleur vitale innée (Hararat-e-Gharizi), qui constitue le fondement de tous les processus métaboliques et du pouvoir de guérison du corps. Le grain, autrefois lourd, devient ainsi une source de vitalité (Quwat) qui fortifie le cœur et les esprits vitaux, et favorise la clarté mentale.
Du point de vue de la médecine moderne, les inhibiteurs enzymatiques comme l’acide phytique sont décomposés, libérant des minéraux tels que le zinc, le fer et le magnésium. Cet éveil biochimique permet à l’amidon stocké dans la semence au repos d’être déjà prédigéré en glucides plus simples et aux protéines d’être transformées en acides aminés. Pour l’organisme humain, cela signifie une densité nutritionnelle maximale pour une charge minimale du système digestif, ce qui conduit à un état de bien-être.
Toutes ces visions décrivent un seul et même processus universel : la libération de la vie hors de la forme.
L’erreur des composants : Pourquoi le tout est plus que la somme de ses parties #
Aussi fascinante que soit la science analytique moderne, lorsqu’il s’agit de comprendre la vie, l’alimentation ou la santé par le biais des composants, elle va droit dans le mur. Du point de vue des médecines traditionnelles, nous n’avons en revanche aucune idée de ce dont l’essentiel est réellement composé sur le plan matériel.
Un petit jeu mathématique pour prouver scientifiquement l’hérésie apparemment commise :
Rien que dans le germe de céréale, nous avons 40 substances connues.
Ces 40 substances à elles seules donnent 40! (factorielle de 40) ≈ 8 x 1047 interactions possibles. Et là, elles sont encore simplement devant nous dans l’assiette. Si nous y ajoutions les 47 composants connus de la salive, nous aurions la factorielle de 40 + 47 + (très simplifié) 1 x suc gastrique = la factorielle de 88! = 18 x 10135 interactions possibles. À ce stade, ces possibilités n’en sont qu’au niveau de l’estomac ! Nous n’avons pas pris en compte la qualité de la mastication, ni les variations de température, la bile, l’insuline et l’interaction avec les quelque 3 000 espèces du microbiome ; tout cela ne vient qu’ensuite.
Pour situer cela : L’univers observable tout entier compte environ 1080 atomes.
Au moment de l’ingestion, votre corps jongle donc avec une complexité qui dépasse de loin l’univers matériel tout entier.
Mais comme 8 x 1047 possibilités dépassent déjà toute analyse humaine, arrêtons là le jeu.
Celui qui vit sans s’étonner n’a pas compris la vie.
La science moderne est-elle alors une confusion pour l’humanité ? Non ! Au contraire, c’est une vision passionnante.
Un outil qui peut rendre certaines choses visibles avec une grande précision. Mais si l’on prend les substances isolées du germe dont il se compose selon la vision scientifique (acides aminés, vitamines et autres) et que l’on essaie de les faire germer, on obtient, même si les proportions sont scrupuleusement respectées, au mieux de la moisissure rance. C’est là que réside l’erreur fondamentale des théories nutritionnelles modernes : on peut décomposer les organismes vivants en leurs composants respectifs, mais on ne peut pas assimiler la vie à des substances isolées. Ce qui est possible, en revanche, ce sont des déclarations quantitatives.
Par exemple : l’être humain “moderne” consomme en moyenne mondiale environ un quart de kilo de produits céréaliers par jour.
Dans ce petit quart de kilo de céréales, s’il s’agissait de farine Goldkeim, on trouverait sept grammes de ces substances essentielles du point de vue scientifique. Sept grammes.
Sept grammes par jour !
Cela correspond environ à 15-20 préparations multivitaminées par jour, mais auxquelles manqueraient encore les acides gras de haute qualité du germe, les acides aminés essentiels dans leur structure naturelle, les substances végétales secondaires, le “vivant” et surtout les enzymes. De ce fait, le comprimé n’a aucune capacité de synergie. Contrairement aux compléments alimentaires, la farine Goldkeim n’est pas un tas de substances passives, mais un système biologique actif.
Celui qui se tourne vers des céréales dégermées ou stabilisées thermiquement délaisse ces sept grammes par jour.
Pourtant, ils sont essentiels !
Extrapolé, il manque alors à votre corps environ 2,5 kg d’essentiel par an.
Rapporté à une vie humaine, c’est la différence entre un système qui puise dans l’abondance et un autre qui se fige dans une dégénérescence chronique. Lorsque ce manque de briques de vie se prolonge sur des générations – ou s’il est présent mais bloqué par un traitement thermique industriel – cela modifie fondamentalement l’organisme.
Même si cela fait mal : c’est l’explication cohérente de ce que nous appelons aujourd’hui les “maladies de civilisation”.
C’est une carence systémique qui se cache derrière des assiettes pleines.
Expérimentation animale #
L’expérimentation animale est régulièrement utilisée pour simuler et prévoir les effets possibles sur l’homme.
Toutefois, les expériences sur l’effet des aliments de base modifiés n’ont commencé que 60 ans plus tard !
Expériences sur les conséquences d’une alimentation modifiée #
Dr Robert McCarrison, env. 1921–1927, Inde.
L’étude pionnière : l’origine des maladies de civilisation
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Hypothèse de travail:
La santé des peuples ne dépend pas de la génétique ou du climat, mais principalement de la qualité de leurs aliments de base. McCarrison voulait prouver que les maladies “modernes” des Britanniques résultent de la perte de la force vitale dans les céréales transformées. -
Dispositif expérimental:
Des milliers de rats ont été observés pendant des années.
Groupe A : Alimentation identique à celle des peuples sains des montagnes (Hunza) : céréales complètes fraîchement moulues (avec germe actif), crudités, un peu de lait.
Groupe B : Alimentation identique à celle de la classe inférieure britannique : produits à base de farine blanche, sucre, conserves trop cuites, graisses raffinées. -
Résultat:
Groupe A : Est resté en bonne santé, vital et absolument pacifique sur plusieurs générations.
Groupe B : A développé presque toutes les maladies de civilisation humaines (ulcères, maladies cardiaques, arthrite).
L’effondrement psychique était particulièrement frappant : les rats sont devenus extrêmement agressifs et ont dû être isolés pour ne pas s’entretuer.
Dr Werner Kollath, à partir d’env. 1935–1950, Allemagne
L’ordre de l’alimentation : carence malgré l’abondance. (Inspiré par les expériences de Pottenger et McCarrison)
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Hypothèse de travail:
L’alimentation est plus que la somme de ses calories. Il y a une différence entre “rassasier” et “maintenir vivant”.
Il a étudié la valeur des “auxones”, les substances actives vivantes dans le germe. -
Dispositif expérimental:
Expériences sur des rats avec une alimentation hautement transformée, chauffée et isolée (glucides raffinés/farine blanche) par rapport à une alimentation naturelle.
Groupe A : Céréales fraîchement concassées, enzymatiquement actives.
Groupe B : Alimentation dénaturée (farine blanche extraite, traitée thermiquement). -
Résultat:
Kollath a forgé le terme de “mésotrophie”, un état dans lequel les animaux ne mouraient pas de faim (les calories étaient suffisantes), mais vieillissaient prématurément et perdaient leur capacité de reproduction. Le Jing était si épuisé à la deuxième génération que la lignée s’est éteinte. Sa conclusion : “Laissons notre nourriture aussi naturelle que possible.”
Études synthétisées de la Royal Society of Medicine, années 1940 à 1950, Grande-Bretagne
L’effondrement social : la perte du Shen
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Hypothèse de travail:
Étude de l’effet spécifique du taux de mouture des céréales sur le système nerveux et le comportement social. -
Dispositif expérimental:
Alimentation à long terme de populations de rats avec de la farine de qualité différente :
Groupe A : Mouture à 70 % : farine blanche classique et claire sans germe ni couches périphériques.
Groupe B : Mouture à 100 % : le grain entier, y compris son potentiel “éveillé”. -
Résultat:
Les rats du groupe farine blanche ont montré une perte dramatique de cohérence sociale. Des troubles nerveux sont apparus, menant au cannibalisme et à un déclin social total. Du point de vue de la MTC, le fondement (Jing) était tellement sapé que le Shen (l’esprit) n’avait plus de point d’ancrage et sombrait dans la “folie”.
L’expérience sur les conséquences de la vie dans les zones urbaines denses #
Alors que les études précédentes portaient sur la carence interne (la qualité), John B. Calhoun montre avec sa célèbre expérience Univers 25 que même une abondance externe (la quantité) ne peut empêcher la chute si l’espace de liberté individuel est perdu. En langage contemporain, on parlerait ici du champ bio-électromagnétique de l’individu, l’Aura dans la tradition védique, le Wei-Qi dans la MTC.
John B. Calhoun, 1968–1972, National Institute of Mental Health (NIMH), Maryland, États-Unis.
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Hypothèse de travail :
Que se passe-t-il pour une population lorsque tous les besoins physiques (nourriture, eau, sécurité) sont comblés dans l’abondance, mais que l’espace social est limité ? Il voulait étudier les effets de la surpopulation (“stress de densité”). -
Dispositif expérimental :
Un enclos de haute technologie pour souris (interprété plus tard pour les rats) pouvant accueillir 3 840 animaux. Accès illimité à une nourriture de haute qualité (matériellement parfaite) et à l’eau. Aucun prédateur, hygiène parfaite, climat constant. L’expérience a débuté avec quatre couples de souris saines. -
Résultat : La chronologie précise d’Univers 25
- 9 juillet 1968 : L’expérience commence avec 8 souris (4 couples).
- Jour 560 (env. janvier 1970) : La population atteint son maximum de 2 200 animaux. À partir de ce moment, le tissu social s’effondre (“Behavioral Sink” ou cloaque comportemental). Le taux de natalité s’effondre.
- Jour 600 (env. mars 1970) : La dernière naissance viable est enregistrée. À partir de là, il n’y a plus de descendance.
- 1972 : Calhoun publie son célèbre travail “Death Squared: The Explosive Growth and Demise of a Mouse Population”. À ce moment-là, la population est déjà en train de mourir, mais n’est pas encore à “zéro”.
- 23 mai 1973 : Ce jour-là, le dernier mâle de l’expérience Univers 25 meurt effectivement.
La population était biologiquement éteinte.
Bien que les souris aient eu physiquement tout ce que la médecine et la biologie modernes jugent “nécessaire”, la société s’est totalement effondrée. La période entre mars 1970 (dernière naissance) et mai 1973 (dernier décès) est ce que Calhoun a appelé la “première mort” : la mort de l’esprit (Shen). Les animaux ont continué à vivre physiquement pendant trois ans, ils avaient assez à manger et à boire, but ils avaient cessé d’être des “souris”. Ils ne jouaient plus, ne se battaient plus, ne se reproduisaient plus. À partir d’une certaine densité, les animaux ont abandonné leur comportement social normal. Un groupe de mâles, les “Beaux”, s’est totalement retiré, ne faisant que manger, dormir et se toiletter, sans plus participer à la vie sociale ou à l’accouplement. Leur Shen était éteint, bien que leur corps fût gras et luisant grâce à la nourriture. L’extinction : le taux de natalité est tombé à zéro. Malgré l’abondance de nourriture, la population s’est complètement éteinte en 1973.
Le problème de la surpopulation #
Tout d’abord : ce n’en est pas un !
Si tous les habitants de la Terre vivaient en Europe, cela ferait environ 8,2 milliards de personnes sur une surface d’environ 10,18 millions de km². Comme il y a en Europe des montagnes, des plans d’eau et des forêts assez inhabitables dans le Grand Nord, nous devrions retirer 20 % de la surface. Le résultat serait de ~992 m² par personne, chacun disposant d’environ 32 x 31 mètres de liberté. Pour le champ bio-électromagnétique de l’individu, cet espace serait suffisant pour, au moins bio-électromagnétiquement, retrouver le calme – l’idée n’en reste pas moins un cauchemar.
Mais tout le monde n’est pas obligé de vivre en Europe. Les experts (comme la FAO) estiment qu’environ 50 % de la surface terrestre est bien adaptée à une installation permanente et à l’agriculture, après déduction des déserts extrêmes, de la haute montagne et des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland.
Cela donne une surface bien habitable d’environ 74 450 000 km². Si nous divisons cette surface par 8,2 milliards d’individus, nous obtenons environ 9 079 m² par personne.
Pour une autosuffisance régionale, sans céréales !, environ 500 m² par personne suffisent.
La magnétobiologie moderne confirme aujourd’hui ce que la tradition védique enseigne depuis des millénaires : l’être humain n’est pas un être matériel isolé, mais le centre d’un échange énergétique pulsant. Cela répond d’une certaine manière à la question de savoir si l’homme a une âme. C’est l’inverse : c’est l’âme qui a un être humain.
Le cœur humain n’est pas, comme on le croit, une simple pompe mécanique, mais l’émetteur électromagnétique le plus puissant de notre corps, dont le champ dépasse de loin celui du cerveau en intensité. Dans l’enseignement védique, c’est précisément là que se trouve le siège du chakra du cœur (Anahata Chakra), l’interface centrale par laquelle notre aura – notre champ bio-électromagnétique – communique avec l’environnement. Les recherches du HeartMath Institute prouvent que le cœur émet un champ toroïdal tridimensionnel qui enveloppe tout le corps, non seulement en surface, mais comme une sphère volumétrique. Avec un rayon de deux mètres, chaque être humain revendique ainsi un espace énergétique propre d’environ 33 mètres cubes.
Ce champ présente des informations sur notre état émotionnel et physique, les projette vers l’extérieur et capte également celles de notre environnement.
Il en résulte une nécessité biologique impérieuse : pour préserver sa propre intégrité biologique et sa santé à long terme, l’individu a besoin d’un espace de protection énergétique de cette taille exacte. Si cet espace est durablement violé par l’empilement dans les grandes villes, il en résulte une interférence permanente et une pollution énergétique. Un retrait temporellement défini dans un tel espace de repos – en particulier pendant la phase de régénération du sommeil – n’est donc pas de l’ésotérisme, mais de la médecine préventive essentielle. Ce n’est que dans cette cohérence non perturbée que le système peut utiliser les réserves constituées par une alimentation de haute qualité pour clarifier le champ et restaurer l’ordre vital.
Jusqu’à 150 personnes, tout le monde se connaît. Les comportements déviants ou le parasitage énergétique sont immédiatement remarqués. Il n’y a pas besoin de police extérieure ; le tissu social se régule par la réputation et l’interdépendance mutuelle (réciprocité). Comme chacun a théoriquement droit à un hectare entier, le retrait dans le silence absolu (l’espace de protection de r=2m plus un tampon massif) est possible à tout moment. Les agressions qui naissent en ville du fait du “stress de densité” (le Behavioral Sink de Calhoun) ne trouvent ici aucun terreau. Jusqu’à 150 personnes, le cerveau humain peut résoudre les hiérarchies sociales et les conflits sans appareil bureaucratique. C’est la taille maximale dans laquelle le Shen (l’esprit) du groupe peut encore vibrer comme une unité. On voit ainsi apparaître un modèle spatial qui va bien au-delà de la simple agriculture – c’est la naissance d’une autorégulation sociale et, si nous réfléchissons ensemble : jusqu’à l’apparition des grands centres urbains, c’était la taille d’un village.
La boutade pratique de la thèse - un homme seul ne peut pas s’autosuffire sur un hectare en raison de la charge de travail, et 150 personnes n’ont pas besoin de 150 hectares – les effets de synergie, pour peu que l’on agisse avec la nature et non contre elle, réduisent la surface de manière spectaculaire, si bien que 150 personnes s’en sortent de manière réaliste et déjà orientée vers l’abondance avec moins de la moitié de la taille de terrain calculée, soit 75 hectares.
Le modèle d’implantation résultant, basé sur 75 hectares pour 150 personnes, transforme donc l’espace de vie en un écotope énergétique hautement productif, qui rayonne bien au-delà de son propre usage. Dans ce système, la surface est utilisée de manière si efficace par l’agriculture régénératrice et le design en permaculture qu’après déduction des besoins propres, il reste un excédent de sécurité de 50 % pour la résilience interne aux crises, et un autre excédent de 50 % est produit pour la collectivité (les citadins).
La pièce maîtresse est un Forest Garden (jardin-forêt) à plusieurs étages qui fournit des fruits, des noix et des baies, offre aux animaux un habitat respectueux de leurs besoins et crée, via les racines, des structures de synergie et de distribution.
Des systèmes d’aquaculture intégrés épurent les eaux usées, fournissent des matériaux de construction et de paillage ainsi que du substrat pour les cultures de champignons, tout en servant de réservoir de nutriments pour les poissons.
Dans les zones ombragées et les caves spécialisées, on cultive des champignons comestibles et médicinaux qui non seulement enrichissent l’alimentation, mais connectent le sol sous forme de réseau mycélien.
Un système de compostage clos et fonctionnel transforme tous les déchets organiques des 150 habitants et de l’agriculture en humus vivant, permettant ainsi de boucler le cycle sans engrais externes.
Ce hub ne produit donc pas seulement de la nourriture physique, mais fait office de sauvegarde énergétique et matérielle pour la ville.
Il offre aux citadins empilés un pont vital vers une véritable vitalité en exportant le surplus de force vitale (Ojas) sous forme de nourriture à haute fréquence vers les centres urbains denses.
Cette vision n’est pas une naïveté du type “retour à la nature et c’était mieux avant”, mais une synergie entre tradition et modernité.
C’est une approche systémique dans laquelle les êtres humains forment entre eux et avec la nature une structure écologique pour se détacher de la destruction de la nature et de l’autodestruction.
Ce n’est pas de la fiction, les possibilités existent.
Un bref post-scriptum nécessaire à ce chapitre :
Les déserts ne sont pas des fatalités immuables ou des réalités géographiques fixes ; ils sont le stade terminal d’une terre maltraitée. Là où règnent aujourd’hui le sable et la poussière, il y avait autrefois un écosystème vivant. Et comme pour le corps, la maladie n’est pas un scénario à sens unique : les écosystèmes brisés peuvent être transformés à nouveau en terre fertile par des méthodes régénératrices, tout comme les humains peuvent guérir s’ils reçoivent ce dont ils ont besoin.
Jolie fantaisie, mais où est la preuve ?
Le Plateau de Loess en Chine : Une surface aussi vaste que la Belgique ou les Pays-Bas, dégradée en désert par la surexploitation, a été transformée en un paradis vert en deux décennies.
Conseil ciné : « Lessons of the Loess Plateau » de John D. Liu documente comment un paysage lunaire poussiéreux en Chine a été métamorphosé à nouveau en jardins florissants.
Sekem en Égypte : Au milieu d’un désert hostile, un organisme florissant a été créé grâce à l’agriculture biodynamique, nourrissant aujourd’hui des milliers de personnes.
Quiconque parle de surpopulation sur cette planète n’a rien compris à l’être humain ni à la planète.
La planète n’est pas surpeuplée, elle est simplement “mal gérée” actuellement. Dès que l’on comprend le pouvoir régénérateur de la nature, le spectre de la surpopulation perd de son effroi.
Réactions aux rats morts #
Ce n’est que 60 ans plus tard que les instances officielles ont commencé à étudier sérieusement ce lien entre la qualité des céréales et la santé psychique (synthèse des neurotransmetteurs).
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Michael Gershon, 1998 Université Columbia
La découverte de l’axe “intestin-cerveau”
Il a publié son ouvrage révolutionnaire “The Second Brain” (Le deuxième cerveau). Il a prouvé que 95 % de la sérotonine (notre “hormone du bonheur”) est produite dans l’intestin, et non dans la tête. Le lien avec Goldkeim : si les céréales sont “mortes” à cause du traitement de la farine blanche, les précurseurs (comme le tryptophane) et l’activité enzymatique pour former ces neurotransmetteurs font défaut. Sans Jing dans l’intestin, point de Shen dans la tête. -
Divers instituts, dont l’Organisation mondiale de la santé et la FAO, de manière accrue dans les années 1990.
L’étude de l’acide phytique et du blocage des minéraux
Il a été officiellement reconnu que le manque de zinc et de magnésium, bloqués par l’acide phytique dans les céréales non germées, mène directement à la dépression, au TDAH et à l’agressivité. Le résultat a été de confirmer, 60 ans plus tard sur le plan biochimique, pourquoi les rats de McCarrison et Watt devenaient fous : leur cerveau “mourait de faim” de micronutriments alors que leur estomac était plein d’amidon. -
David Barker, à partir de 1989/1990 Université de Southampton
L’épigénétique et l’“hypothèse de Barker”
Il a prouvé que l’alimentation de la mère (la qualité de son Jing) façonne la santé de l’enfant jusqu’à l’âge adulte.
S’il manquait des substances essentielles dans les céréales (comme l’acide folique et les vitamines B du germe), le risque de maladies mentales et de troubles métaboliques dans la génération suivante augmentait massivement. Cela concorde exactement avec les observations de Kollath sur les rats de la deuxième génération.
L’hypothèse Goldkeim - Fondamentaux de l’érosion biologique #
Avant d’examiner les niveaux du déclin corporel, nous devons comprendre deux causes essentielles qui déclenchent ce processus.
Elles sont de fait le fondement sur lequel repose le cercle vicieux de la dégénérescence moderne :
Facteur 1 #
Le vide structurel (pauvreté en fibres et petite taille des particules)
C’est la composante physique qui détruit la matrice naturelle des céréales par la mouture fine (état de farine extra-fine).
Le problème qui en résulte est que le système nerveux entérique (SNE), également appelé cerveau abdominal, manque de résistance mécanique et de stimulation en l’absence de particules grossières (fibres, concassé). La motricité intestinale s’affaiblit, et il se forme un “emplâtre” visqueux qui empêche la communication vitale entre la nourriture et la paroi intestinale. On peut se l’imaginer comme une surface enduite qui forme une barrière supplémentaire pour l’absorption des nutriments et constitue en même temps un terreau pour des organismes qui n’ont rien à faire là.
Facteur 2 #
La surdité enzymatique (Manque de disponibilité)
C’est la composante biochimique. Par le traitement thermique (stabilisation thermique) ou le retrait du germe, le grain est désactivé (tué) d’un point de vue biologique pour le rendre apte au stockage. D’un point de vue calorique, c’est insignifiant, mais d’un point de vue physiologique, c’est capital. En conséquence, le corps manque des “ciseaux” (enzymes) intégrés au grain pour décomposer proprement les structures complexes (comme le gluten ou l’amidon). La nourriture devient ainsi une charge permanente difficile à décomposer qui ralentit la digestion, ce qui renforce encore les processus de fermentation déclenchés par le facteur 1. Parallèlement, les protéines difficiles à métaboliser faute d’enzymes, en combinaison avec la zonuline, ouvrent la fonction de barrière de l’intestin. Le système s’ouvre à ces polluants et agents pathogènes qui auraient dû normalement rester à l’extérieur.
Co-facteurs #
Lorsque nous analysons l’alimentation moderne, nous rencontrons trois autres piliers modifiés industriellement qui, par leur synergie, entravent la communication bio-électrique et biochimique de notre corps. Ce sont :
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1. Le sucre raffiné : la corrosion des câbles (le câblage)
Le glucose isolé sans frein enzymatique mène à la glycation (sucrage) des protéines et des lipides. Cela affecte particulièrement les gaines de myéline – la couche isolante de nos voies nerveuses. Les nerfs deviennent fragiles et poreux, des “fuites” apparaissent dans la transmission des signaux ; la communication neuronale souffre de “faux contacts”. Parallèlement, la combustion incomplète de l’énergie isolée inonde les tissus de résidus acides qui pèsent sur le système comme une suie chimique. -
2. Le sel raffiné : le court-circuit du signal (la tension)
Le chlorure de sodium isolé, sans ses antagonistes minéraux naturels, détruit le gradient électrique au niveau de la membrane cellulaire (le potentiel de repos). La cellule perd ainsi sa capacité à envoyer ou recevoir des impulsions électriques précises. Il se produit un “bruit” permanent dans le système, un stress osmotique continu qui se superpose à la fine régulation bio-électrique. Le sel isolé (raffiné) retire l’eau de la matrice, paralyse les enzymes de nettoyage et neutralise la répulsion électrique de la structure tissulaire : là où des charges négatives maintenaient auparavant l’espace ouvert, l’excès de sodium provoque un effondrement électrostatique. L’état de stagnation est ainsi fixé. -
3. L’usage des -cides : la guerre intérieure (l’écosystème interne)
Les herbi-, pesti- et fongicides sont par nature des biocides – des substances conçues pour mettre fin à la vie. Dans notre corps, ils agissent malheureusement de la même manière ; comme des agents de combat chimiques contre les 100 billions d’habitants de notre microbiome. Ils ne font pas la différence entre le “nuisible” dans le champ et les bactéries et champignons vitaux de notre intestin. De plus, ces substances bloquent des voies enzymatiques (comme la voie du shikimate) dont notre flore intestinale a besoin pour fabriquer des acides aminés essentiels et des messagers.
Résultat : le microbiome – notre département d’alchimie interne – devient incapable d’agir. Il se crée un vide de pouvoir biologique dans lequel les germes pathogènes peuvent se propager, tandis que la barrière protectrice de la paroi intestinale (jonctions serrées) est chimiquement déstabilisée. L’attaque à large spectre fait de l’intestin un flanc ouvert pour des toxines qui n’auraient jamais dû atteindre le sang, et de là, le corps humain tout entier. Le schéma historique tragique qui se répète est le suivant : 2008 est considérée comme l’année de la découverte du microbiome. On a réalisé que nous ne sommes pas seulement constitués de gènes humains, mais que les gènes de nos 100 billions de colocataires nous dirigent de manière décisive, ils sont les interrupteurs épigénétiques de notre santé (axe microbiome-épigénétique). À ce moment-là, la guerre chimique intérieure faisait déjà rage depuis 70 ans. -
4. Le raffinage chimique & la désodorisation des huiles (le dénudage des nerfs)
Par l’extraction à l’hexane et le chauffage intensif qui suit, l’huile perd toute valeur biologique. Les phospholipides (comme la lécithine), qui sont précisément les substances dont votre cerveau et vos nerfs ont besoin comme “couche isolante” pour les câbles de données (gaines de mieline), sont retirés en tant que “mucilages”. Le blanchiment aux terres filtrantes élimine tous les pigments (caroténoïdes, chlorophylle), qui sont les antioxydants naturels qui protégeraient l’huile et votre corps des radicaux libres. Enfin vient la désodorisation (vapo-distillation). L’huile y est traitée à la vapeur d’eau à plus de 240°C pour éliminer l’odeur d’essence et les notes rances. À ces températures, des acides gras trans cancérigènes et des esters de glycidyl d’acides gras se forment inévitablement.
Les acides gras trans ne sont pas de simples “calories vides”, mais des saboteurs cellulaires. Ils rigidifient les membranes cellulaires, favorisent les inflammations et sont scientifiquement reconnus comme co-responsables de l’artériosclérose et des processus cancéreux. Les esters de glycidyl se forment obligatoirement lors du raffinage industriel des graisses végétales. Dans le corps, ils sont scindés en glycidol – une substance classée par l’EFSA et d’autres autorités comme génotoxique (altérant le patrimoine génétique) et cancérigène. Conséquence : le lubrifiant propre au corps devient un cocktail toxique. Les “câbles de données” du système nerveux perdent leur isolation (vol de lécithine), tandis que les membranes deviennent rigides à cause des graisses trans et que le patrimoine génétique est sous le feu permanent du glycidol.
Manifestations de l’érosion biologique #
1. La signature structurelle (squelette et tissus)
Si la silice, le magnésium et le calcium restent bloqués par des enzymes mortes ou font totalement défaut, le corps ne peut pas les extraire de la nourriture et perd son architecture.
Conséquences : rétrécissement des arcades dentaires, malpositions dentaires, baisse de la densité osseuse et effondrement prématuré du tissu conjonctif (varices, hernies). L’être humain perd sa force de tension élastique. Même la mécanique délicate de l’audition s’érode : à mesure que les minuscules osselets se déminéralisent et que les stéréocils perdent leur rigidité structurelle, la transmission mécanique du son s’effondre – l’une des raisons de l’augmentation de la perte auditive et de la perte de l’« ordre intérieur » dès le plus jeune âge.
2. La signature neuronale (nerfs et psyché)
Le système nerveux a besoin des lipides de haute qualité et du complexe B du germe comme couche isolante. Sans ce lubrifiant, le cerveau tourne à sec.
Conséquences : phénomènes de masse de troubles anxieux, irritabilité chronique et baisse de la résilience. Le “système nerveux à fleur de peau” est souvent un système nerveux affamé au niveau cellulaire.
3. La signature métabolique (cœur et métabolisme)
Sans les oligo-éléments régulateurs comme le chrome et les vitamines naturelles du groupe B, le corps ne peut plus brûler proprement les quantités massives d’amidon.
Conséquences : faiblesse cardiovasculaire et burn-out métabolique. Le cœur vieillit prématurément, tandis que l’équilibre insulinique s’effondre sous le poids de l’amidon pur (explosion du diabète).
L’« effet poussière » : Au-delà de la chimie, c’est la physique qui nous manque. Le broyage industriel ultra-fin détruit la matrice naturelle du grain. Alors que les particules grossières servent d’« hôtels à bactéries » à notre microbiome et régulent en douceur le taux de sucre dans le sang, la farine fine agit comme une injection de glucose. Elle ne nourrit que notre sang, mais affame nos 100 billions d’habitants intestinaux, qui dépendent de structures grossières pour produire leurs produits métaboliques guérisseurs (postbiotiques).
4. La signature hormonale (Vitalité et Reproduction)
Le dégermage industriel prive le corps de la base de la communication biochimique et de la régénération.
Les conséquences : Une implosion hormonale. Le déclin de la vitalité générale, l’épuisement chronique et un affaiblissement massif du pouvoir reproducteur (crise de la fertilité).
5. La signature allergène (Crise d’identité immunologique)
Lorsque les « ciseaux » enzymatiques (protéases) manquent, des structures protéiques complexes (comme le gluten) pénètrent dans l’intestin de manière incomplètement décomposée. Ces fragments de protéines grossiers déclenchent la libération de zonuline, une substance messagère qui rend la paroi intestinale perméable (Leaky Gut). Les conséquences : Le système immunitaire est chroniquement inondé de protéines illisibles et entre pour ainsi dire dans un état de panique permanente. Les allergies, les intolérances et les processus auto-immuns ne sont souvent pas des attaques de la nature contre nous, mais la réaction désespérée d’un système à qui l’on a retiré la clé enzymatique pour le démontage des protéines étrangères.
6. La signature oncologique (Ordre cellulaire et flux d’énergie)
L’oncologie moderne reconnaît de plus en plus que le métabolisme énergétique joue un rôle clé dans le cancer : les cellules cancéreuses tirent préférentiellement leur énergie de la fermentation du glucose. Dans la logique Goldkeim, c’est la conséquence ultime d’une alimentation qui inonde d’amidon (énergie), mais prive des enzymes nécessaires à sa combustion propre et oxydative. Sans l’information directrice du germe (Jing) et l’activation enzymatique, le système perd son ordre. La cellule retombe dans un programme de survie archaïque : croissance incontrôlée ou croissance à tout prix. Dans cette optique, la maladie de civilisation qu’est le cancer est le résultat d’un organisme qui a été affamé devant des bols pleins depuis des générations et a perdu sa direction biochimique.
7. La signature de la matrice (pas le film mais la biologie des systèmes selon Pischinger et Heine)
La physiologie moderne reconnaît dans l’interstitium (la matrice extracellulaire) le support de communication décisif pour la régulation de base de l’organisme. Dans la logique Goldkeim, cette « mer intérieure » est l’équivalent physique du système des méridiens asiatiques. L’afflux quotidien d’aliments industriels oxydés et sans enzymes entraîne l’épaississement (gélotisation) de cette structure de communication endogène. Le corps est contraint de stocker temporairement les déchets métaboliques dans le tissu conjonctif pour protéger le fonctionnement des organes vitaux (cœur, foie, cerveau, etc.). Le résultat n’est pas un simple surpoids, mais un embouteillage communicationnel systémique : la conductivité bioélectrique s’effondre, les niveaux d’inflammation augmentent et la cellule étouffe dans son propre environnement. L’organisme perd sa capacité à s’auto-guérir car les signaux de commande restent coincés dans la « boue métabolique ». L’autophagie, le processus de recyclage interne de la cellule, est ainsi entravée ou rendue impossible, et avec elle, la communication interne du corps.
8. Le fondement du déclin – Le GAU sensomoteur
Alors que les points 1 à 7 décrivent les dommages visibles, ce point constitue la base invisible : Le découplage du système nerveux entérique (SNE) / cerveau abdominal.
L’intestin n’est pas un tube passif, mais un laboratoire sensomoteur hautement intelligent. Les aliments hautement transformés agissent ici comme une « colle sans enzymes » qui déclenche une réaction en chaîne extrêmement destructrice :
- Engourdissement mécanique : En raison de l’absence de particules grossières (structure), le cerveau abdominal ne reçoit aucun stimulus de travail mécanique. Le péristaltisme (mouvement intestinal) se relâche. Le chyme stagne.
- Le scellement : Un biofilm visqueux (« colle ») se forme, recouvrant physiquement les villosités intestinales. L’absorption des nutriments est bloquée – l’être humain meurt de faim devant des bols pleins.
- Dysbiose bactérienne : Cette colle stagnante sert de terrain fertile idéal pour les germes pathogènes. Des processus de fermentation et des endotoxines apparaissent directement à l’interface sensible.
- La rupture de la barrière : La combinaison d’une charge toxique, de protéines mal digérées et d’un contact collant déclenche la libération de zonuline. Les barrières protectrices (jonctions serrées) s’ouvrent.
- L’inondation de la matrice : Maintenant la boucle se boucle avec les points 1–7. Les toxines inondent de manière incontrôlée l’espace de Pischinger (la matrice extracellulaire).
- ~ 95 % de la sérotonine du corps est produite dans l’intestin. Les cellules entérochromaffines de la paroi intestinale ont besoin de stimuli mécaniques et d’un environnement propre pour libérer cette « hormone du bonheur ». L’alimentation moderne isole ces cellules, la production chute. Comme la sérotonine contrôle la motilité intestinale et assure simultanément la paix intérieure dans la tête, cette carence entraîne une double charge - l’intestin s’arrête et des angoisses et des troubles du sommeil apparaissent dans la tête.
- La dopamine (élan & récompense) est notre moteur de motivation. Le SNE communique constamment avec les centres de récompense du cerveau via le nerf vague. En raison des niveaux d’inflammation (facteur 3) et de l’inondation toxique de la matrice (facteur 7), le cerveau abdominal signale en permanence un « danger » au lieu de « nourriture ». Le cerveau réduit les récepteurs de dopamine (mode sécurité), ce qui entraîne une apathie et une incapacité progressive à éprouver de la joie – un burn-out induit au niveau cellulaire.
En résumé, le GAU mécanique et biochimique (colle & zonuline) conduit inévitablement à un dysfonctionnement neurochimique qui rayonne bien au-delà de l’intestin. Les « dommages cérébraux » dans le ventre ne sont pas la cause mais la conséquence : Le système nerveux entérique souffre d’une forme de « neuro-érosion ». Lorsque la névroglie de l’intestin (les cellules de soutien des nerfs) entre en stress permanent à cause de la colle toxique, la qualité du signal dégénère. On pourrait dire : La connexion avec la tête a un « faux contact ». Nous perdons le proverbial instinct et le guidage intuitif à travers notre propre corps.
Différenciation régionale supplémentaire #
Cette érosion industrielle de base et ses exhausteurs chimiques (sucre & sel) forment le fondement universel du déclin moderne.
Pourtant, sur ce fondement, la nature montre un visage différent selon le cercle culturel. Comme chaque céréale a sa propre signature biologique, son amputation industrielle entraîne également des déficits spécifiques. Avec le changement des aliments de base à base de céréales, une signature de carence spécifique a été créée pour chaque région du monde. Aujourd’hui, nous ne regardons pas une humanité malade, mais quatre groupes qui souffrent des conséquences de leur manipulation respective des aliments de base. Les huit signatures mentionnées précédemment forment pour ainsi dire la base commune ; les céréales ont des similitudes fondamentales, mais différencient aussi leur expression par leur diversité.
Même si toutes les céréales appartiennent à la famille des graminées, le riz est différent du maïs.
1. Le groupe du blé : L’humain instable #
Dominant en : Europe, Amérique du Nord, Proche-Orient, Chine
Par l’élimination des lipides du germe et le blocage des minéraux par des enzymes mortes (destruction de la phytase), une signature d’érosion neuronale et squelettique est apparue :
- Labilité nerveuse : Phénomènes de masse de troubles anxieux et d’irritabilité chronique – le « costume nerveux mince ».
- Déclin structurel : Rétrécissement des arcades dentaires, désalignements et diminution de la densité osseuse (ostéoporose).
- Le résultat : Un être humain qui est certes rassasié, mais dont le système nerveux est dépassé et dont le squelette devient fragile.
2. Le groupe du riz : L’humain épuisé #
Dominant en : Asie, parties de l’Afrique
Le polissage du riz et la privation d’oligo-éléments régulateurs du son ont conduit à un burn-out métabolique :
- Effondrement de l’insuline : L’explosion mondiale du diabète. Le corps étouffe sous l’amidon pur car les « allumettes » pour la combustion manquent.
- Faiblesse cardiovasculaire : Un système cardiovasculaire qui vieillit prématurément sans ses vitamines B naturelles.
- Le résultat : Un être humain dont le moteur interne est en surchauffe constante.
3. Le groupe du maïs : L’humain s’éteignant #
Dominant en : Amérique centrale et du Sud, Afrique
Le dégermage industriel sans la protection de la préparation traditionnelle conduit à un dépérissement hormonal et structurel :
- Dégénérescence dermatologique : Affections cutanées chroniques et perte des barrières protectrices.
- Implosion hormonale : Une baisse massive de la vitalité et un affaiblissement du pouvoir reproducteur.
- Le résultat : Un être humain qui perd son « enveloppe protectrice » à l’extérieur et sa « source de pouvoir » à l’intérieur.
4. Le groupe Millet & Avoine : L’humain rigide #
Dominant en : Europe du Nord, Russie, parties de l’Afrique
La stabilisation thermique massive, qui rend la valeur biologique du son insoluble, conduit à une rigidité immunologique et structurelle :
- Effondrement du tissu conjonctif : Varices et ruptures comme signe d’un manque d’élasticité (blocage de la silice).
- Sclérose précoce : Durcissement précoce des tissus et des vaisseaux – l’homme devient immobile.
- Le résultat : Un être humain qui se « pétrifie » intérieurement avant de vieillir.
Le groupe témoin du sarrasin : Comme preuve vivante involontaire #
Que cette érosion biologique ne soit pas un destin inévitable est démontré par un regard vers l’Europe de l’Est et la Russie, où le sarrasin (pas une graminée mais une polygonacée) est le « fossile vivant » de cette histoire. Comme il est resté longtemps inintéressant pour la meunerie industrielle à grande échelle, il a échappé à l’amputation du germe et au traitement thermique. Il nous sert aujourd’hui de groupe témoin biologique : les personnes pour qui ce grain intact est un aliment de base présentent souvent une constitution neuronale et structurelle plus robuste que les « nations de la farine blanche ». Le sarrasin prouve : Si vous laissez le logiciel dans le grain, vous protégez votre propre matériel, votre corps.
Chronologie d’une espèce qui change son aliment de base #
Génération 1-2 L’initiation (1840-1900) #
Au cours de cette période, le logiciel biologique de l’homme a été piraté par trois changements simultanés :
1. le dégermage, 2. le broyage fin et 3. le sucre raffiné * dès 1850 : Pellagre (Le déclin mental)
La cause : Perte de B3 par le dégermage industriel du maïs (destruction de la niacine).
La conséquence : La « maladie des trois D » (Dermatite, Diarrhée, Démence).
Le corps perd sa barrière protectrice envers le monde extérieur, son esprit et enfin la vie.
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dès 1850 : Épidémie de caries (La pourriture matérielle)
La cause : Vol de la matrice & vampirisme du sucre (colle de farine blanche + sucre raffiné).
La conséquence : Le sucre puise des minéraux dans l’émail dentaire pour sa propre combustion, tandis que la farine « morte » bloque l’approvisionnement.
Ce qui a duré des millénaires pourrit en une génération. -
dès 1860 : Rachitisme (L’effondrement structurel)
La cause : Vol mécanique de phytase par le tamisage des couches périphériques du blé.
La conséquence : Sans les ciseaux enzymatiques (phytase), la farine devient voleuse de minéraux. L’acide phytique restant dans la farine blanche scelle l’absorption du calcium dans l’intestin.
Les os des enfants deviennent mous et se courbent. -
dès 1869 : Neurasthénie (L’érosion neuronale)
La cause : Vol de lipides par l’élimination des huiles de germe et des graisses nerveuses.
La conséquence : Le premier diagnostic d’« épuisement nerveux ». Sans les graisses isolantes (lécithine/E) du germe, les câbles de données du cerveau sont à nu. -
dès 1870 : Béribéri (Le court-circuit énergétique)
La cause : Vol de B1 & arrêt enzymatique par le polissage du riz (élimination du germe et du son).
La conséquence : De très nombreux décès en Asie et sur les océans du monde.
Génération 3-4 La vie à l’usure (1900-1960) #
Au cours de cette période, l’exploitation mécanique a été perfectionnée par le dégermeur Beall et la stabilisation thermique généralisée. Comme le corps ne reçoit plus d’« informations de construction » (le germe) depuis deux générations, cette époque marque le début de l’implosion structurelle.
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dès 1910 : Érosion cardiaque rampante (Préparer l’effondrement)
La cause : La fatale synergie entre la carence en B1 par dégermage et l’introduction du sel raffiné (NaCl chimiquement pur).
La conséquence : Le cœur travaille sans bougies enzymatiques contre une résistance osmotique artificiellement augmentée. C’est le début d’une phase de compensation de plusieurs décennies au cours de laquelle le tissu musculaire cardiaque dégénère imperceptiblement. -
dès 1920 : La percée de la carie (Faillite squelettique)
La cause : La combinaison de la colle de farine blanche et du sucre industriel devient la norme.
La conséquence : La dentition des enfants dans les nations industrielles s’effondre massivement. On commence à accepter la carie dentaire comme un « destin naturel ».
La première grande vague de prothèses dentaires arrive. -
dès 1920 : La charge toxique (essence au plomb)
La cause : Le plomb inonde les voies respiratoires alors que les graisses protectrices manquent dans l’alimentation.
La conséquence : Une double charge invisible pour le système nerveux. -
dès 1930 : Début de la béquille pharmacologique
La cause : Au lieu de rendre les enzymes à l’alimentation, on invente le traitement des symptômes.
La conséquence : Naissance de l’industrie pharmaceutique moderne comme nécessité vitale. On développe des hypotenseurs et des antalgiques pour faire taire les signaux d’un corps souffrant de carences. L’être humain devient un client permanent de la chimie. -
dès 1940 : L’« Enrichissement » (L’expérience alibi)
La cause : Les gouvernements reconnaissent le déclin et décident d’ajouter artificiellement des vitamines synthétiques individuelles (B1, B2, Vit. A, fer) à la farine morte.
La conséquence : Une erreur fatale. On croit pouvoir remplacer l’orchestre vivant du germe par des instruments synthétiques isolés. L’érosion n’est pas stoppée, seulement masquée. -
dès 1950 : Le « meurtre du gras » par Ancelm Keys
La cause : La Seven Countries Study stigmatise faussement mais avec succès les graisses alimentaires comme tueuses du cœur.
La conséquence : Peur collective du gras. Les huiles de germe déjà manquantes ne sont plus remplacées par d’autres graisses saines. Les nerfs sont définitivement à nu. -
dès 1950 : L’épidémie d’infarctus (L’effondrement visible)
La conséquence : Trois générations de vol de nutriments rencontrent le stress croissant de l’après-guerre.
Conséquence : Le système ne peut plus compenser. La mort subite cardiaque devient la cause de décès n° 1. Au lieu de voir le processus de 40 ans (sel/dégermage), le gras est déclaré bouc émissaire. -
dès 1950 : Burn-out métabolique (Vague de diabète)
La cause : Grâce aux moulins à cylindres, l’amidon de la farine est si finement fragmenté qu’il agit presque comme du sucre pur.
La consommation industrielle de sucre augmente elle-même pour compenser la perte de goût due au manque de gras. En seulement 20 ans après les « découvertes » de Keys, l’utilisation de sirop de maïs (HFCS) et de sucre de table dans les aliments transformés a doublé voire triplé.
La conséquence : Le pancréas est épuisé par le « coup de fouet farine-sucre » utilisé en permanence.
Le diabète de type 2 commence sa marche triomphale à travers la classe moyenne.
La stratégie de la génération 3–4 : Couvrir au lieu de guérir
Dans cette phase, un schéma de pensée dangereux se consolide :
L’erreur d’acceptation : On considère la carie, la faiblesse cardiaque, le diabète et l’usure précoce comme des « signes naturels de vieillissement » ou de la « malchance génétique », alors qu’ils sont la conséquence logique de 100 ans de céréales mortes.
La superposition chimique : Comme l’alimentation ne fournit plus d’enzymes, on tente de forcer les processus métaboliques par des molécules synthétiques. Le corps passe d’un système biologique à un terrain d’essai chimique.
Conclusion : À la génération 3–4, nous avons oublié ce qu’est la vraie santé. Nous avons commencé à définir le « survivre avec des béquilles » comme l’état normal. Le matériel était déjà si instable qu’il ne pouvait être maintenu que par des cofacteurs artificiels et la chimie. Les économies de guerre et les famines ont paradoxalement offert de courtes pauses Jing face à l’abondance industrielle, mais la superposition chimique a commencé : l’être humain est devenu un terrain d’essai chimique au lieu d’un système biologique.
Génération 5-6 (1960-2026) #
Au cours de cette période, le système humain est en train de s’effondrer. Ce ne sont plus seulement les vitamines qui manquent ; c’est l’intégrité biologique. Nous sommes la première ère où les dommages matériels des ancêtres (depuis 1840) frappent de plein fouet et rencontrent un environnement hostile.
-
dès 1960 : L’explosion des allergies (La perte d’identité)
La cause : Un intestin sans films protecteurs enzymatiques rencontre des biocides et des antibiotiques. La communication entre l’aliment et le système immunitaire s’interrompt.
La conséquence : Le système désapprend la distinction entre « ami » et « ennemi ». Il reconnaît le chaos du gluten dénaturé comme un agresseur. Le rhume des foins, l’asthme et la névrodermite sont moins des maladies que l’alarme désespérée d’un corps qui ne peut plus traiter son environnement. -
dès 1980 : L’érosion psychique (Le court-circuit neuronal)
La cause : Privation totale des lipides du germe (graisses nerveuses). La « couche isolante » de nos câbles de données n’a pas été renouvelée depuis des générations.
La conséquence : Les cerveaux chauffent. Le TDAH et les dépressions sont le résultat d’un matériel nerveux qui « est à nu ». Sans le pouvoir amortissant et isolant des huiles de germe, la chimie dans la tête bascule. Nous traitons un burn-out structurel avec des psychotropes alors que le matériel biologique brûle littéralement. -
dès 2000 : L’effondrement de la fertilité (Le frein d’urgence biologique)
La cause : La capitulation épigénétique. Le corps reconnaît que la profondeur d’information n’est plus suffisante pour construire une copie sans erreur de la vie.
La conséquence : Arrêt biologique. L’infertilité n’est pas un défaut mais une fonction protectrice. Le corps humain refuse de mettre la vie dans un monde pour lequel il ne trouve plus de matériaux de construction de haute qualité. La qualité du sperme ne baisse pas à cause du « stress », mais à cause du manque d’informations. -
Le Présent : Perte totale multisystémique
La cause : 180 ans d’érosion cumulée culminent dans une génération née avec des plans de construction fragiles.
La conséquence : Nous ne souffrons plus d’une maladie, mais d’un syndrome d’inflammations, de souffrances et de douleurs.
La machinerie médicale gère la ruine et nous maintient artificiellement en vie alors que la substance biologique tombe vers zéro.
La station finale : Le « Nouveau Normal » de l’épuisement
Dans cette dernière phase, la perception a complètement changé : La capitulation devant la biologie : Nous acceptons que des trentenaires soient « au bout du rouleau », que des quarantenaires prennent des médicaments contre la tension et que les enfants n’aient plus de dents dans la bouche. Nous appelons cela des « maladies de civilisation », mais c’est tout simplement du matériel affamé. Ici, la boucle est bouclée. Les 20 pilules de vitamines de la génération 4-6 ont échoué parce qu’elles ne portent aucune information (enzymes). Nos corps n’ont pas besoin de substances isolées, ils ont besoin du retour à l’ordre. Nous sommes aujourd’hui face à un choix : Soit nous acceptons l’exitus rampant de notre lignée biologique, soit nous redonnons à nos corps ce qui leur a été retiré depuis 1840.
Goldkeim n’est pas un nouveau super-aliment mais une nécessité. Goldkeim est de loin le canot de sauvetage le plus abordable, le plus simple et le plus disponible pour une espèce qui sombre.
Nous avons dépouillé les aliments de base de leur intelligence biologique et les avons modifiés de telle sorte qu’ils remplissent l’estomac, mais interrompent la communication biochimique entre l’aliment et le corps.
Nous, l’espèce humaine, mourons de faim devant des bols pleins et appelons les conséquences qui en résultent « maladies de civilisation ».
Une partie de la solution réside déjà dans le terme même de « maladies de civilisation ».
Le mot allemand Krankheit (maladie) remonte étymologiquement au mot moyen haut-allemand « gebrochen, es fehlt » (être défectueux, manquer), dont le sens originel était apparemment « se détacher, manquer ». Le verbe utilisé comme nom est Gebrechen (handicap/maladie), qui a supplanté le moyen haut-allemand « gebreche » (déficit, plainte, maladie). Au fil du temps, le sens figuré maladie s’est imposé comme le seul sens valable.
Cette définition éclaire les termes omniprésents de maladies de civilisation et de prospérité :
Il manque les deux.
Santé #
Comme le terme de santé est utilisé de manière plus ou moins intentionnellement différente, voici la définition de la santé.
Le 22 juillet 1946, la santé a été définie dans la constitution de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme :
« un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »
Seule définition de la santé, elle est acceptée presque partout dans le monde (191 des 192 États de l’ONU).
Cette définition stipule que la santé comprend le bien-être physique et mental et social.
Pas « ou » mais « et » ; les trois domaines sont importants !
Il serait judicieux d’étendre encore cette définition à un écosystème intact car à quoi sert la santé s’il n’y a plus de planète à habiter ?!
Selon cette définition, nous sommes donc tous plus ou moins gravement malades.
Et c’est ainsi, personne n’a à en avoir honte.
La bonne nouvelle pour finir #
Puisqu’il s’agit d’une carence par retrait et/ou blocage, la solution est vraiment facilement réversible.
Dès que le « vivant » (la synergie Goldkeim) fait à nouveau partie de l’alimentation quotidienne, le corps montre une capacité étonnante à se rappeler son manuel de construction original. Aussi bien qu’il le peut. Le corps humain est un véhicule incroyablement merveilleux.
Donnez-lui sa chance !
Le problème et son origine devraient désormais être évidents, et passons maintenant à la solution.